LE DESERT DU KARAKUM

En quittant Ashkhabad, nous longeons le canal du Karakum qui sert à irriguer les plantations de coton et quelques surfaces fertiles au milieu de ce désert. Ce canal, comme ceux réalisés en Ouzbékistan prélève son eau dans un des deux affluents de la mer d'Aral qui continue de s'assècher. A part quelques nomades, la population du Turkménistan se concentre autour de la colonne vertébrale route-rail-canal. Les moustiques aussi s'y concentrent de façon affolante, ce qui est assez désagréable pour la vie en plein-air. Heureusement, la malaria est, paraît-il éradiquée dans cette région.

A la fin du mois de mai, la chaleur se fait pesante et étouffante. Elle nous oblige à rester à l'ombre durant le gros de la journée. Il faut donc se lever tôt pour rouler entre 5h et 9h du matin lorsque le soleil n'est pas encore trop haut. Nous roulons aussi le soir, et parfois, de nuit. Sous l'effet du soleil et de la nourriture assez basique, les malades se succèdent. Alain a passé le relais à Reynald et Frédy qui passent une journée à l'hôtel de Bajram Ali (peu après Mary) pour se refaire. Ici aussi, les conditions sont précaires : plus d'eau courante dans l'hôtel.

Arrivés à Cherjou, ville portuaire et industrielle au bord de l'Amu-Daria, le plus diffile est fait. La traversée du fleuve sera toutefois mémorable puisque le pont prévu n'a jamais été réalisé (faute de crédits ?). Un pont du génie comme on en voit dans les exercices militaires sert de passage de fortune pour cette traversée de plusieurs centaines de mètres. Les camions traversent tant bien que mal entre les éléments disjoints, amarés par des cordes en chanvre rongées par l'humidité. Pourvu que cela tienne!

Après une soirée passée chez l'habitant, nous arrivons tôt le matin pour passer les formalités de la douane ouzbèke.



Une longue route nous attend...


Un soir, au milieu des dunes


Attention dromadaires


CARTE

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