ASHKHABAD

A peine sortis d'Iran, le contraste est saisissant : tout d'abord, la piste cahoteuse s'est transformée en une semi-autoroute toute neuve et absolument déserte menant directement à Ashkhabad, la capitale. Déserts également les 25 hôtels luxueux construits dans le but d'accueillir des congrès internationaux. Ces hôtels dignes des contes des mille et une nuits s'étendent sur plus d'un kilomètre et leur lueur laisse entrevoir des parkings désespérement vides.

Tout ce luxe parait bien absurde lorsque l'on voit la misère qui règne hors de la capitale. Avec les ressources naturelles (gaz et pétrole) que possède ce pays, il pourrait être d'une richesse comparable à certains Etats du Golfe. Malheureusement, il est géographiquement mal relié aux marchés occidentaux puisqu'il faut soit traverser la Russie en plein effondrement et dont le Turkménistan ne pense qu'à se défaire, soit passer par l'Iran et la Turquie (projet en cours) ce qui retient également les marchés occidentaux à cause des relations avec l'Iran.

L'image du président Niazov est partout : billets de banques, bâtiments officiels, affiches, etc... Il a du reste été élu jusqu'en 2002 par 99.99% des voix !! En quittant la capitale, on peut se permettre de douter de la fiabilité de ce scrutin.

Chaque dimanche, loin de ces préoccupations, les gens se retrouvent au Sunday Market à Tolkutchka où les paysans et commerçants proposent des miliers d'articles dans un déluge de couleurs, de bruits et d'odeurs ! Le marché s'étend sur plusieurs hectares. On peut y acheter de la soie, des étoffes, des tapis, toutes les pièces mécaniques imaginables, des moutons, des dromadaires... Les habillements sont aussi splendides : les femmes ont mis le costume traditionnel (robe en soie de couleur vive et foulard jaune et noir). Quel contraste avec l'habillement noir-uni des iraniennes !

Après quelques jours passés chez l'habitant, nous reprenons la route pour affronter plus de 600 km de désert par une chaleur torride.



Bienvenue en ex-URSS !!



Le marché de Tolkutchka...



...chaque dimanche, aux portes du désert



Deux jeunes turkmènes reviennent du marché


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